Je ne me plains pas
S'il-te-plaît, fais comme moi !

Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois
Elle n’est pas drôle ma vie à moi

Je viens de m’offrir « l’home-cinéma »
J’sais plus quoi faire d’l’argent tu vois
Faut bien remplir le temps d’la semaine
C’est pas très drôle la vie mondaine

Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois…
C’est pas un film, ma vie à moi !
 
Et même si j’roule en mercédès
Avec  chauffeur à mon adresse
Y a les factures du garagiste
Même si j’veux pas être alarmiste         

Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois…
C’est que du fric, ma vie à moi

J’ai une belle femme, oui à mon bras
Oui, elle est belle, normal je crois
Son compte en banque est bien garni
 C’est chouette tout ça, mais quel ennui    

Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois…
C’est d’l’apparence, ma vie à moi
                 
Et mon frigo américain
Même s’il est magique et bien plein
Ce n’est même pas l’dernier modèle
Aux glaçons vanille et cannelle         

Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois
C’est sans parfum, ma vie à moi
 
Ma gouvernante ?… est bonne à rien !
Et moi j’me tais, je ronge mon frein
A part les courses, frotter, r’passer
Sa vie à elle, me fait rêver !  

Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois
J’échangerai bien, ma vie à moi !

Oui, j’ai un chien, c’est mon seul luxe
Je l’ai acheté au Bénélux
Il faut bien faire quelques voyages
Histoire d’meubler les soirs d’orage           

Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois…
Elle sert à quoi, ma vie à moi ?
 
J’vais au théâtre et au musée
Faut assumer sa destinée
Et si j’fais bien quelques croisières
C’est pour m’consoler d’ma misère !       

Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois…
« Pas rigolo », ma vie à moi !
 
J’écoute tant dire, qu’la vie déraille
Que les gens s’plaignent de leur travail
Qu’ils n’ont pas l’temps d’voir le soleil
Moi, j’ai même pas une chance pareille !      
 
Refrain :
Je n’me plains pas, pourtant des fois…
J’en ai ras l’bol d’ma ma vie à moi
Ras l’bol de mon home cinéma
De tout ce luxe, qui sert à quoi ?
Que d’illusions, de fausses joies
C’est loin d’être ‘moi’ cet apparat
 
Pourtant , tu vois, je n’me plains pas
D’ailleurs toi, tu n’comprendrais pas
J’préfère me taire : je l’fais déjà !
Alors s’il te plaît, fais comme moi
Ta vie d’petit, j’en rêve crois-moi
Alors j’ten prie, ce soir : tais-toi !

© Marie David C., 2006