Sans nouvelles de l'aimée
Se repaître, toujours, du
plus beau souvenir…
N’avoir que son appel quand les heures chagrines
S’égrènent lentement aux lueurs vipérines
Des jours où le silence a l’air vous punir.
Boire encor son nectar… implorant l’avenir,
Fixer la vision des tendres figurines
Ballant dans la mémoire en roses pèlerines,
Celles du grand bonheur seul à les réunir !
Lorsque le cœur a mal, exsudant sa détresse
Sans pouvoir la calmer par la douce caresse
De l’absent qui se tait, la vie est un enfer !
Il suffirait de peu, d’une quelconque marque,
Expression d’amour, pour suspendre l’hiver
De l’attente éprouvante où le silence parque !
© Johanne Hauber-Bieth (17
août 2005)