Merveilleuse jeunesse

à André Ombreuse,
poète de soleil, de musique et de braise…

Jeunesse aux doigts de fée, ourlant les fronts d’enfants,
De dentelles d’espoirs où l’avenir se dresse,
Tu brodes le futur avec amour, adresse,
Quand gracieux sourient leurs printemps triomphants.
 
Par ton soleil fougueux et ta sève intrépide,
Jeunesse, au goût de miel, en toi viennent mûrir
En brûlantes ardeurs que nous savons chérir,
Des fruits remplis de force au noyau qui palpite.
 
Leur ciel brûle toujours de tes éclats gaillards
Quand l’automne s’embrase au bord du crépuscule…
Jeunesse aux regards d’or lorsque l’été recule,
D’espérance et de Foi tu nimbes leurs brouillards.
 
Filant certains regrets d’un rouet nostalgique
Sur les cœurs courbatus, qui tressaillent surtout
Sous tes regains subtils qu’ils prisent avant tout,
Jeunesse au geste sûr, ta main rose est magique !
 
 
 
© Johanne Hauber-Bieth (14 avril 2002)
Extrait de “DES VERS POUR LE DIRE”  - 2003