Oh ! dis, emmène-moi
 
 
Oh ! Dis, emmène-moi au pays de tes rêves
Celui que ton cœur porte en lui rempli de foi
Et qui vient prendre vie au soir sur d’autres grèves
Où, seule, erre ton âme y goûtant chaque émoi.
 
Ouvre-moi tes sentiers que borde l’espérance
J’y marcherai sans crainte et mettrai tous mes pas
Dans l’empreinte des tiens fous de persévérance
Quand tu fermes les yeux, en m’appelant tout bas…
 
Mène-moi sur ta rive où dansent les roseaux
Sous les baisers que seule exprime encor ta brise
Et permets-moi d’entendre alors tous tes oiseaux
Dont le beau chant d’amour rend heureux sans surprise.
 
Montre-moi les épis de tes champs de tendresse
Qu’une vague câline anime en blonde mer
Près de la douce sylve, ivre de l’allégresse
D’une terre où jamais ne règne un moindre hiver.
 
Laisse-moi respirer la fragrance des roses
Des jardins tout en fleurs de tes belles saisons
Et le parfum subtil des douces passe-roses
Avec ton crépuscule à l’ardeur sans cloisons.
 
Guide-moi vers ce lac où s’abreuve la biche
Sous le ciel étoilé, parmi les nobles pins
De ton pays si proche où personne ne triche,
Où mon cœur aimerait poser ses escarpins.
 
 
© Johanne Hauber- Bieth (30 septembre 2004)