Quand le bonheur fait le
printemps
Dans la feuille morte qui
tombe
Je vois s’envoler mes chagrins
Vers leur définitive tombe
Puisqu’ils n’ont plus chez moi d’écrins.
Le bonheur a dans ma clairière
Pris la place des moindres maux
Par des ramures de lumière
Brisant d’un coup les vieux rameaux.
A présent tout n’est qu’allégresse
Dans les branches où les oiseaux
Avec leurs ailes de tendresse
Ont tissé leurs joyeux réseaux.
Entends-tu le vibrant ramage
Qui monte de mon petit bois
De ces oiseaux dont le plumage
A pris les couleurs que tu vois ?
C’est un amour qui les irise,
Celui que ton être me donne !
Pour moi la forêt n’est plus grise
Et toute son âme fredonne…
© Johanne Hauber- Bieth (25 octobre 2004)