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Aux portes
De ma voix ondulante, le souhait transporté Aux portes du chant nonchalant, mots dispersés Perçants l'absence profonde, profane de l'unicité Dans l'unité du voeu, feux et pieux renversés Du revers d'un verbe, vers l'envers dévoilé De ma voix, tel un écho jamais retourné D'une musique muette aux cordes vocales brisées De ma voix ondulante, le souhait transporté
© Annie Béland, 2002
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