|
Les
jumelles
par Alain Guillon

Polices de
caractères employées :
Amerigo
BT
(à télécharger et installer dans votre fichier
C:/Windows/Fonts
C’est jour
de fête chez Pierrette et Michel, le jeune couple a eu la
confirmation de l’arrivée prochaine d’un bébé dans la
famille. Le premier et, bien sûr, c’est la joie. Alors on
fête car Pierrette et Michel sont de ces bienheureux qui
prennent la vie par le bon bout. Optimistes à tout crin et
même un peu farfelus, selon les dires de leurs amis.
Les deux jeunes gens n’arrêtent pas d’en parler, garçon,
fille, peu leur importe, ils sont si heureux.
Puis les examens médicaux viennent le confirmer : ce ne sera
pas un mais deux bébés qui s’annoncent et, enfin,
l’échographie, si elle est exacte, dit que ce seront deux
filles.
Alors,
pendant que passent les mois, les semaines puis les jours
rapprochant de la naissance c’est la grande question des
prénoms qui préoccupe l’entourage du couple car il semble
bien que pour Pierrette et Michel le choix soit dèja fait
mais ils ne donneront aucun renseignement, cependant, ils
parlent de surprise.
Les jumelles sont là, superbes deux poupées identiques en
tout point, le début d’une expérience extraordinaire pour
les jeunes parents. Mais les prénoms ? Comment les appelez-vous?
la question fuse de toutes parts, grands parents, frères,
sœurs, amis, tout le monde veut savoir. Enfin, c’est la
surprise, Pierrette et Michel ont osés :
Ce sera : Caroline et Coraline.
Tout le monde met son grain de sel mais ils n’écoutent
personne et c’est définitivement Caroline et Coraline.
Les
jumelles grandirent, comme tous les bébés, et plus elles
grandissaient et plus elles se ressemblaient. Pierrette
elle-même s’y perdait mais se complaisait à les vêtir de la
même façon se réservant une petite différence qu’elle seule
connaissait.
Plus tard, les deux fillettes qui avaient bien compris tout
l’avantage que leur procurait cette incroyable ressemblance,
s’en servirent chaque fois que cela les arrangeait.
L’étrange ressemblance de leur prénom ajoutait encore à la
confusion et Pierrette et Michel commencèrent à se demander
s’il avaient fait le bon choix.
Les
fillettes devinrent adolescentes, inutile de dire combien de
personnes furent victimes de leurs facéties et cela continue
encore alors qu’elles ont maintenant une bonne cinquantaine
passée.
C’est par hasard que l’une d’elle, Caroline ou bien Coraline,
me confia un jour le moyen absolument imparable pour les
reconnaître.
“Invite-nous pour un repas et arrange-toi pour qu’il y ait
du chou-fleur et du brocoli sur la table, Coraline adore le
chou-fleur mais déteste le brocoli et Caroline déteste le
choux fleur mais adore le brocoli.”
J’ai bien sur souvent eu l’occasion de les inviter mais je
n’ai jamais mis sur la table ni chou-fleur ni brocoli.
Alain
Guillon

Retour
au menu des histoires d'Alain Guillon

Abonnement
Venez vous
joindre aux
abonnés qui reçoivent gratuitement
la page des découvertes et nouveautés chaque mois !
Une page de :


|