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Il
n'y a que toi dans ma vie


Je
peux t’appeler comme ça, mon Amour, car tu l’es assurément.
Il
n’y a dans ma vie que toi, rien que toi. Il n’y a dans ma
vie que tes mains sur moi, ta bouche et tes yeux, ton corps,
ton sexe que je désire. Il n’y a dans ma vie que ton
souffle sur ma bouche, que tes frissons, que ton esprit que je
visite.
Il
n’y a dans ma vie que ma déraison pour toi, que le temps
qui passe et s’envole lorsque tu n’es pas là. Il n’y a
dans ma vie que ces traces que tu laisses sur ma peau,
ces empreintes qui s’imprègnent en mon âme, seulement des
marques de souffrance, d’offrande et d’amour.
Il
n’y a dans ma vie que cette blessure qui s’appelle comme
toi et que j’aime pourtant même si je dois mourir pour
l’exorciser, que ce soleil qui s’éteint et m’oblige à
me glisser au sol en grelottant. Il n’y a dans ma vie que ce
désir qui me hante, trouble mon sommeil, transforme mes nuits
en bataille féroce, que ce corps qui tremble pour cet autre
corps, que cette peau qui m’appelle, qui demande mes
caresses et que tu me refuses.
Il
n’y a dans ma vie que des larmes qui s’échappent et débordent.
Il n’y a dans ma vie que la tristesse qui m’accompagne à
chaque instant et me montre le chemin qui conduira à la fin.
Il
n’y a dans ma vie, rien d’autre que toi, ni compagne, ni
amante, ni femme, rien qu’une ombre que j’ai nommé
« l’aucune » et qui te ressemble à s’y
tromper.
Rien
qu’une illusion à qui j’ai donné la vie pour t’avoir
à moi malgré ton absence.
Il
n’y a dans ma vie que cette démence, cet abandon, ce désespoir
que je cultive car le guérir m’obligerait à te perdre, que
cette folie qui me guette et me gagne chaque jour par dépit
ou par ennui. Il n’y a dans ma vie que cet espace noir et
cette bougie allumée mais bien trop loin pour m’éclairer,
ce vide dans lequel je ne cesse de tomber et cette main tendue
que je ne saisi pas.
Il
n’y a dans ma vie que toi car tu es exactement comme
je veux, tu es ce que j’espérais, tu es tout ce que
j’attendais, ma force, ma lumière, mon prodige.
Il
n’y a que toi dans ma vie car je t’aime au-delà de tout,
comme personne ne saura t’aimer, je meurs déjà doucement,
transpercé par le malheur, le froid, le poison. Il n’y a
dans ma vie que mes mains qui tremblent, brûlées par le
souvenir de ta douceur, par la chaleur de tes endroits
secrets.
Il
n’y a dans ma vie que ce cœur qui bat de moins en moins
fort que je laisse d’éteindre car mon courage est parti
avec toi, que ce sang qui se glace au fil des jours et qui
engourdi mes veines.
Il
n’y a dans ma vie que ce semblant de vie qui part en fumée,
que cette mort que je regarde dans les yeux et qui danse
devant moi comme pour me séduire, que ce souffle court qui
semble toujours être le dernier.
Il
n’y a dans ma vie que ces derniers mots que je crache sur le
papier faute de te les dire, que ces derniers soubresauts
qui détruiront définitivement notre histoire et m’emmèneront
ailleurs. Il n’y a dans ma vie, plus rien… plus rien…que
la fin !
Abbas

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