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Mon cheminement personnel et spirituel Née en Afrique de l'ouest, au Libéria (photos de 1962), le 4 août 1962, j'ai été mise au monde par un médecin nazi dans une petite clinique ouverte aux blancs. Mon père n'était pas présent à l'accouchement, tel que ça se faisait généralement à cette époque. Dans les trois jours qui ont suivi ma naissance, alors que j'étais encore à la clinique avec ma mère, un moustique infecté de malaria (ou paludisme) m'a piquée et une infirmière du pays m'a donné un biberon de lait maternisé en poudre mélangé à de l'eau non désinfectée : j'ai attrapé ainsi la dysenterie amibienne (ou amibiase ou tourista), en plus de la malaria. Ces deux maladies sont graves pour un adulte alors que dire d'un nourrisson qui les attrape les deux en même temps !
Deux ans plus tard, ma grand-mère me garde et m'amène au bord du lac nous promener. J'en profite pour me baigner un peu, c'est une belle journée d'été. Ma grand-mère reste sur le bord de l'eau à me regarder, je ne suis pas loin, j'ai une bouée et j'ai pied. Un moment donné, je veux montrer à ma grand-mère comment je plonge bien. Je saute alors, les mains jointes, pour plonger mais la bouée reste au niveau de l'eau pendant que moi, je me retrouve la tête sous l'eau et la bouée autour des jambes, incapable de reprendre pied. Je me débats tant que je peux pour revenir mais je n'arrive pas à reprendre pied. Un moment donné, épuisée de me débattre, je me laisse aller, histoire de reprendre souffle... mais je suis sous l'eau. Ma vie défile alors à nouveau devant mes yeux et je réalise que je suis en train de quitter mon corps. Un message intérieur me dit alors de sortir calmement mes jambes de la bouée, ce que je fais et peux ainsi remonter à la surface. La vie continue... Ma mère se remarie avec un homme très amoureux d'elle mais possessif à en devenir violent avec elle, autant verbalement que physiquement. Les scènes d'engueulades et de violence se répètent inlassablement. Je vis cloîtrée dans ma chambre pour avoir la paix et vois ma mère décliner rapidement, sous anti-dépresseurs et autres médicaments. D'enfant joyeuse et vivante, je deviens une enfant renfermée et morte-vivante. Des jumeaux adorables arrivent un an plus tard. La vie de famille continue pendant des années dans l'agressivité et la violence. Les seuls moments de paix dans la maison sont quand le mari de ma mère n'est pas là. Ce sont alors des moments relativement heureux avec ma mère où elle m'enseigne de nombreuses techniques de travaux manuels et peinture. Par-dessus tout ça, il s'avère que je suis une enfant douée, soit avec un QI supérieur à la moyenne. Toutefois, dans ces années-là (1960-70), ce fait n'est pas encore révélé au grand jour. Les symptômes négatifs de la douance (hyperactivité notamment) sont pourtant là chez moi mais ce n'est que vers l'âge de 30 ans qu'une thérapeute me fait la remarque... et que je comprends alors bien de mes schémas de vie qui, une fois compris, me permettent de m'en libérer et de vivre plus heureuse.
A l'âge de 18 ans, j'ai fermé la Bible, où je ne trouvais pas les réponses que je cherchais, après avoir pourtant été enseignante en catéchète (protestante) durant deux ans. Je voulais des réponses... J'ai alors lu un livre sur le Bouddha qui m'a donné mes deux premières confirmations à ce que je ressentais profondément : chacun est entièrement responsable de sa vie et nous sommes tous partie de Dieu. J'ai fait beaucoup de danse jeune, j'ai appris à jouer de la flûte et de la guitare puis à faire des percussions. La musique et la danse sont des espaces de bonheur et de liberté pour moi. Quelques années plus tard, grâce à des personnes ouvertes et des thérapies, j'ai accepté d'autres dons que j'avais reçus, je pense, dans ce voyage de lumière, notamment celui de guérison par les mains, ce qui m'a amenée, afin de l'apprivoiser (car il est grand et me faisait alors peur), à faire, notamment, des formations en polarité, massage, Reiki et je termine actuellement une formation en psychothérapie corporelle intégrée (PCI). Dans ma quête de réponses à mes questions existentielles, j'ai, entre autres, parcouru l'Inde, l'Europe et les États-Unis. J'ai lu et étudié de nombreux livres, notamment le Cours en Miracles dont les enseignements font encore partie de ma vie quotidienne, et ai fait beaucoup de thérapie personnelle, notamment du rebirth, de la polarité, du reiki, de la naturopathie, de la psychologie, etc. J'ai aussi travaillé comme préposée aux bénéficiaires dans divers hôpitaux durant mes études, notamment en psychiatrie où j'ai appris énormément sur moi-même et sur les «maladies» mentales. Curieuse de nature, j'ai fait connaissance avec toutes sortes de groupes religieux et spirituels. Je «grapillais» pour trouver des réponses et suis allée me promener une fois chez les adeptes d'Eckankar, de Raël et chez les baptistes. Pour ce qui est des catholiques, j'ai abandonné vite, je ne comprenais rien à leurs rituels de messe et je trouvais que ça n'avait aucune âme. De confession protestante, j'ai été élevée non pas dans le péché et la culpabilité mais dans l'apprentissage de l'amour et du respect et de la compassion pure. Finalement, j'ai fait connaissance avec la spiritualité universelle d'Osho. J'ai alors participé pendant plusieurs années à des rencontres et ateliers de croissance personnelle et de méditation avec le Cours en Miracles (Michèle Favreau et Maurice Baudry) et les groupes reliés à Osho (Ma Premo, Jhari, etc.). J'ai aussi eu la chance, entre autres, de recevoir les enseignements d'un médecin américain marginal qui enseigne une technique de guérison, de participer à un atelier de danse avec Gabrielle Roth ainsi qu'à un atelier de percussions avec Gordy Ryan, de participer à une fin de semaine avec Aigle Bleu et.... tant de choses ! Ces dernières années, j'ai eu le plaisir de travailler avec des Autochtones et des Non-Autochtones du Québec qui m'ont permise de découvrir le chamanisme amérindien.
Ces questions partaient, entre autres du commandement «Aime ton prochain comme toi-même». «Aime ton prochain», je n'avais aucune peine avec ça, mais «comme toi-même» était le début de toutes mes questions. Car là est le début de notre bonheur : apprendre à s'aimer. Simple mortelle que je suis, avec mon passé, mon bagage éducationnel, génétique et karmique, j'ai mis plusieurs années à comprendre, découvrir, appliquer et intégrer tout ce que j'ai appris à travers mes guérisons et mes «petites morts» et ce, après être arrivée au Québec en 1986. En Suisse, on me prenait pour une «dérangée», marginale, avec mes questions sur la vie, la mort, la psychologie et la spiritualité. Au Québec, j'ai découvert une ouverture d'esprit qui, enfin, m'a permise de m'exprimer, d'échanger et de partager avec des personnes sur la même longueur d'onde que moi. La conclusion de l'histoire ?! Quand on commence à cheminer, on ne peut plus s'arrêter, on sent toujours le besoin d'aller plus loin et c'est ce que je fais chaque jour. Les questions trouvent cependant, aujourd'hui, toujours une réponse grâce aux études que j'ai faites, aux réflexions et réponses que j'ai eues et aux gens qui m'entourent. J'ai eu quelques années d'allergies à Dieu, dans mes jeunes années dans la violence familiale, aussi, quand j'ai commencé le Cours en Miracles, qui parle de Dieu et de la Trinité, j'ai freiné sec. L'enseignante qui me le partageait m'a alors simplement dit : remplace Dieu, Jésus ou autre par «Amour» ou «Univers»... et ça a marché ! Les résultats de mon travail avec le Cours ont été semblables que si j'avais mis les mots Dieu ou autres... et ont fini par me réconcilier avec Dieu ! Peu importe comment on appelle Dieu, comment on «travaille» avec ou comment on le représente, il est partout, en nous et autour de nous. C'est ça tout simplement, la spiritualité, sans dogmes ni religion. Comme le dit la devise de ma famille : «Crois seulement», alors on grandit... Le but ultime de ma vie ? Retrouver sur terre ce que j'ai connu dans la lumière, ce qui revient à laisser émerger cette lumière de mon coeur pour la vivre pleinement. Ma mission ? Aider toutes les personnes qui le désirent à trouver cette lumière en eux. Pas à pas, ça s'appelle le Bonheur et il commence par Soi, en Soi. Pour découvrir de nombreux articles sur la santé, la psychologie, la spiritualité, consultez Chemin de Vie et Réussir sa vie, deux blogs où je partage mon cheminement.
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