(...) en conséquence,
je suis la cause première de moi-même,
à la fois de mon être éternel et de mon être temporel.
Je suis né pour cette raison,
et par la grâce de cette naissance éternelle, je ne mourrai jamais.
Selon la nature de cette naissance éternelle,
j’ai toujours été, je suis maintenant, et je serai toujours.
Ce que je suis en tant que créature temporelle
est destiné à mourir et à sombrer dans le néant,
car cela est apparu avec le temps et disparaîtra avec le temps.
Cependant, tout ceci a été engendré par ma naissance éternelle.
J’étais ma propre cause, ainsi que la cause de tout le reste.
Si je l’avais voulu,
ni moi-même ni le monde ne serait venu à l’existence !
Si je n’étais pas, il n’y aurait pas de dieu.
Maître Eckhart

Bonjour,
Voici venir l’été et l’avant dernier bulletin où je laisse la place et
la parole aux personnes ayant fait leurs constellations ou ayant été
représentants ou ayant répondu au bulletin 23. Je remercie vivement
toutes ces personnes qui permettent des échanges fructueux, offrant à
tous leur cheminement personnel riche d’enseignements, de compréhensions.
Je vous invite à lire ces témoignages non comme des objectifs à
atteindre mais des expériences possibles ; et n’invalidez pas vos
expériences si elles sont différentes ; chaque expérience est utile sur
le chemin qui nous mène vers la liberté et qui nous sommes en Essence.
Même celles qui peuvent sembler difficiles dans l’instant. Et n’oubliez
pas qu’une solution avec son image finale donne un nouveau point de vue
à la personne qui a fait sa constellation.
Cela va modifier ses points de vue et entraîner des changements profonds
dans le système familial. Lorsque l’image finale est juste, elle agit
puissamment.
Vous trouverez aussi un petit texte d’Osho sur la relation de couple
envoyé par Ana et qui vient à point nommé avec ce qui a été dit dans le
bulletin 23.
Amicalement.
Christiane

Point de vue d'Osho sur le couple
Jeu de carte de la transformation
carte N° 47 : l'espoir.
La joie de l'amour n'est possible que si vous avez connu la joie d'être
seul, parce qu'alors seulement vous avez quelque chose à partager.
Autrement vous êtes deux mendiants qui se rencontrent, s'accrochent l'un
à l'autre sans pouvoir être heureux : vous vous rendrez mutuellement
malheureux
car chacun espérera en vain que "l'autre va le combler". L'autre espère
de même. Vous ne pouvez vous combler l'un l'autre ; tous deux êtes
aveugles et ne pouvez pas vous entraider.

Partages et témoignages
Point de vue de Robert suite au bulletin 23
Christiane a dit, à l'intention d'Odile : «
Même si ton handicap a une origine transgénérationnelle, pourrais-tu
entrer dans une attitude intérieure de consentement à ton destin. C'est
un mouvement qui anticipe quelque peu un travail de constellations mais
cela pourrait peut être te faciliter ces passages difficiles. J'emploie
le mot consentement qui implique l'idée d'être en accord, complice,
bienveillant ; le mot accepter impliquerait plus la possibilité de
refuser. Regarde ce que tu ressens avec cette attitude. »
Oui, l'invitation à l'acceptation d'un conditionnement peut parfois être
suivie d'autant plus aisément qu'elle est confondue avec la résignation
et que celle-ci demeure le positionnement réactif adopté : « J'suis bien
obligé d'accepter, on peut rien y faire ! »
Et, ici, cette autre invitation de Christiane, ajustée, (me) touche en
profondeur. Non seulement elle « balaie » la résignation, non seulement
elle pointe le risque du refus de la chose, mais elle propose de la
considérer, de la prendre en compte.
Oui, il y a possiblement la résignation face au handicap, le refus ou
autres réactions plus ou moins manifestés, mais il y a encore son déni,
une épreuve demeurant alors vécue pour rien - et une expérience
consciente reste à faire.
Comme d'autres conditionnements durables et contraignants, la « masse »,
la cristallisation que représente un handicap « crie » des émotions
jamais pleurées qui, même refoulées, répondent à des impressions
inconsciemment évitées. Ainsi, la prise en compte du handicap, sans
complaisance ni apitoiement sur soi, permet de refaire le chemin qui
mène à la transformation intérieure.
(Je dois à l'enseignement de Claude PORTAIS la notion singulière,
précieuse, des impressions.)
Nier soi-même la réalité de son handicap, ne serait-ce pas se handicaper
davantage ? Je suggère que les constellations familiales puissent
éclairer beaucoup et je serais intéressé de lire des témoignages.

Réponse d’Odile suite au bulletin 23
Oui merci infiniment, effectivement la différence est de taille, je
pensais avoir "accepté" depuis bien longtemps mon état, en fait grâce à
toi je prends conscience que j'oscillais entre le nier totalement, les
périodes où tout va bien surtout que cela ne se remarque pas forcément
de l'extérieur dans ces moments là, et puis bien sûr l'acceptation de
ses "autres" périodes avec appareillage, blocage et incapacité aux
mouvements… en te lisant j'ai eu comme une illumination: je ne faisais
que ré-endosser mon manteau de "victime"!!! c'est décoiffant si je puis
dire. CONSENTEMENT. En accord, complice et bienveillante c'est doux et
tendre et ça me va. Une nouvelle fois merci du fond du c¦ur. A bientôt.

Partage d’Ana suite au bulletin 23
Plongée dans la lecture de livres sur les constellations, aux
paragraphes concernant les émotions générées par ce qui se passe dans
l'instant et les émotions réveillées par d'anciens incidents, je
découvre ton bulletin.
Des images montent. Des émotions les accompagnent. Rien à voir avec ma
condition actuelle, c'est à dire la lecture! Force m'est d'admettre que
ce sont des émotions dues à des souvenirs!
Et précisément à ma relation de couple. Il m'apparaît clairement
maintenant, que ce que j'ai vécu comme "un conte de fées" résulte d'un
double rôle de mère bienveillante et d'enfant abandonné. Cela nous
donnait dans notre couple, une force, une puissance qui n'a pas d'égale,
jusqu'à ce qu'une douleur soit réveillée, celle de l'abandon! et cela me
fait l'effet d'un double abandon; qu'il se manifeste par une infidélité
"au pire" ou simplement par un manque d'attention, je vois maintenant
comment entre nous deux s'étaient réveillée cette peur de l'abandon liée
aussi à la promesse de ne jamais abandonner. A un moment de notre
histoire de couple, nous nous sommes retrouvés et l'un et l'autre dans
la situation de se sentir abandonné et conjointement (c'est bien à
propos tiens!) de rompre la promesse de ne jamais abandonner! (seule la
mort pouvait nous séparer....)
j'ai travaillé avec toi le mouvement interrompu. Cela m'a permis de
mettre des mots sur le fait (et c'est bien un fait ici chez moi, pas un
phénomène observable dans l'univers physique): je ne me suis pas sentie
accueillie. "Comment dirais-tu cela en formulation grammaticale
positive" me suggérait Robert lors d'une conversation. J'ai en toute
"bonne conscience" louvoyé (oui, je me suis menti, comment pouvais-je
dire à ma mère en me le disant à moi-même qu'elle m'avait rejetée,
alors que lui dire était prendre le risque qu'elle se détourne et
m'abandonne pour de bon?) et j'ai alors trouvé quelque chose de "sentimentalement
correct": je me suis sentie ignorée! oui, cela m'allait très bien! Et
bien maintenant, ce que je vois, c'est que je me suis sentie rejetée! Il
m'a fallu toutes ces lectures et mes frasques émotionnelles actuelles
pour regarder, voir et "oser" dire, oui, je me suis sentie rejetée!
Le voir, le dire, me fait comprendre le pourquoi et le comment dans mon
existence je me suis abstenue de donner un avis, de demander quoi que ce
soit qui me convienne... et si je devenais pénible à ses yeux, .... et
si j'en demandais trop.... et si elle me rejetait encore une fois.....
et si tout le monde était comme maman?.... et j'en avais compris que je
devais être sage et donner, donner et donner encore ce que je croyais
que l'on me demandait pour être aimée.... pour ne plus être
abandonnée, donner comme une mère...... qui n'abandonne pas ses
enfants....... heureusement, il y avait papa....
Et voilà comment dans ma quête du prince charmant, de mon alter égo, de
mon âme soeur, je suis en train de me rendre compte que j'ai cherché ce
père consolateur, protecteur.
Alors merci. Ma blessure est toujours présente, avec la peur qui
l'accompagne, mais j'ai un regard nouveau sur ce qui s'est passé pour
moi. Une compréhension nouvelle qui me permet déjà d'empathiser avec
moi, et d'accueillir petit à petit cette réalité, de la voir. oui! ça
m'est arrivé, et j'ai cru que j'allais en mourir. tant et plus que peut
être je suis morte à la vie, terrée dans cette peur!
Merci à ceux que j'ai lus, à ceux que j'ai écoutés, avec se sentiment
renouvelé d'être au bon endroit au bon moment, et pas seulement pour
donner, mais aussi ô combien pour recevoir et prendre!

Partage de Myriana
suite à une constellation
Merci à tous pour vos partages de Béatrice, Robert, Ana et merci à
Christiane pour le dernier bulletin "Je-Nous" qui développe le sujet "La
peur d'être abandonné".
Je voulais vous dire que ce stage m'a conforté dans ma certitude de
faire partie non seulement de ma Constellation familiale mais également
de la grande famille Universelle comme l'a dit Chantal.
J'y ai rencontré beaucoup d'amour, de mains tendues, de bras ouverts que
j'ai accueilli avec bonheur.
J'ai accepté de recevoir votre affection et leur manifestation
fraternelle et ce n'était pourtant pas évident pour moi qui n'acceptait
pas d'être touchée en raison d'anciennes blessures. Et j'ai trouvé que
c'était merveilleusement bon.
Entre mes découvertes, compréhensions avec Claude Portais et Christiane,
ma vision de la Vie a été transformée. J'ai vu une porte s'ouvrir à tous
les possibles, une porte sur le chemin de l'Amour et de la Liberté.
Avec toute ma reconnaissance.

Partages de Robert
suite à une constellation
Il peut être assez facile de mettre des mots sur un travail abouti à
partir d'une
situation
conflictuelle représentée, mais je ressens comme évident que la chose
est tout autre s'il s'agit de relater son expérience d'une constellation
familiale. Ici, on touche aux traces profondes laissées par une histoire
douloureuse d'un passé lointain qui peut rester inconnue et tout est
vécu dans la subtilité et en profondeur.
Néanmoins, voici un instantané de l'expérience que je viens de vivre :
Ma première observation silencieuse relève la mauvaise acoustique de la
salle qui résonne trop et que j'accepte d'emblée comme représentation
marquée de l'isolement que j'éprouve quand mes vieux conflits non
résolus me visitent. J'étais si content, de si bonne humeur (je le suis
resté) qu'il me fallait bien trouver un contexte « idéal » pour ne
surtout pas m'échapper de ce pour quoi j'étais là !
C'est pour finir la deuxième journée qu'a eu lieu ma constellation. Je
ne voyais pas les personnes qui représentaient père, grand-père,
moi-même (d'autres ensuite) et je les entendais mal du fait de
l'acoustique inappropriée (croyais-je), et également parce qu'une autre
personne me soufflait utilement les indications du déroulement de la «
scène ». En quelque sorte, j'étais « sourd et aveugle » et j'en
percevais toutefois bien suffisamment pour me sentir d'emblée concerné,
être touché et avoir les yeux embrumés. Il se passait quelque chose,
c'était indéniable !
J'avais évoqué ma difficulté de recevoir (tout comme de voir),
s'agissant de ce que je souhaitais travailler, et les 4 assassinats ou
morts tragiques dans la seule famille paternelle de mon père. Ces chers
disparus oubliés du début du siècle dernier étaient maintenant là,
devant moi ; j'éprouvais justement qu'ils ne fussent jamais vus et
entendus. Il fallait qu'ils soient reconnus, avec leur drame.
Je réalise que j'ai vécu comme un instant sacré celui où Christiane est
venu me chercher pour prendre ma place dans la constellation (auprès de
la personne qui me représentait). Dans cette énergie, les larmes et les
sanglots se firent immédiatement l'écho de la profonde tristesse qui
m'atteignit, ensuite d'un terrible sentiment d'impuissance. Je savais
peu de choses de ce qui se déroulait, mais l'essentiel se faisait
connaître, ressentir. Avec une impression tangible de libération,
j'accueillais ces vieilles douleurs, ainsi que les gestes que mes bras
tentaient. Ils cherchèrent « en vain » une main secourable puis à
embrasser le monde.
Alors que je continuais de permettre et libérer les pleurs, effet
immédiat, je me suis mis soudainement à entendre clair et la mauvaise
acoustique ne m'a plus gêné ensuite (ni même le dernier jour).
C'est le lendemain du stage que des images et impressions sont venues
donné sens aux douleurs libérées et qu'un jour après, je me surpris pour
la première fois ne plus être affecté par une circonstance relationnelle
sur laquelle je projetais depuis des années unevieille insatisfaction
prenante...
Rappelée régulièrement
par Christiane dans les bulletins Je-Nous, comme dans le séminaire de
constellations familiales, l'invitation à “prendre ses parents” m'avait
d'abord un peu étonné. Simplement « les recevoir » aurait été une option
qui serait mieux passée. J'avais adopté cette nuance sans voir comment
j'en avais fait une croyance de plus.
Finalement, me prêter à l'expérience d'affirmer et de ressentir, à
l'intention de mon père, « je suis ton fils et je te prends comme père
-- = je prends ainsi la vie que tu m'as donné », m'a permis d'avoir une
impression qui a entraîné la compréhension heureuse : si je demeure
seulement disposé à recevoir mon père, je risque d'attendre longtemps et
de continuer de me priver d'une énergie indispensable à l'équilibre
notamment relationnel.
Dans le « prendre », je voyais quelque chose d'agressif, voire
d'intrusif, et dans le « recevoir », l'accueil. Éclairé par
l'enseignement de Claude Portais, je vois surtout désormais que je suis
cause quand je prends et effet quand je reçois. Prendre est actif,
recevoir est passif.
Il s'agit de deux flux différents d'énergie, flux sortant le premier
avec l'intention et flux entrant le second avec l'attention.
Ce qui est approprié de recevoir, plutôt que de le prendre (de s'en
emparer), c'est ce qui se présente, qui nous vient, qui nous est offert.
Ne nous arrive-t-il pas de saisir comme avec arrogance des cadeaux de la
vie ?
Ce qui est approprié de prendre, plutôt que de l'ignorer, c'est ce à
quoi nous résistons, ce que nous rejetons. Ne rejetons-nous pas beaucoup
de nos parents ?
C'est après avoir pu nommer, voir cela que je me suis rappelé ce pour
quoi j'envisageais ma constellation : ma difficulté du recevoir.
En faisant peut-être un raccourci, je vois désormais, dans mon
existence, que je n'ai pas reçu de ne pas avoir pris. Qu'il est doux de
voir !

Partages de Béatrice
suite à une constellation
Donc j'étais devenue quelqu'un qu'on ne pouvait pas aimer, j'étais
tellement différente des autres (également ; enjouée, heureuse de vivre,
curieuse, qui aimait aller dehors, émerveillée par la vie et je peux
l'être encore, quelle merveille que de regarder un papillon, une fourmi,
et j'ai cru que ce n'était pas normal et j'étais très sensible, très. Donc
je suis devenue quelqu'un qui n'était pas normale (dans la norme, mais
enfant......). J'ai aussi vite compris comment il était possible
d'envoyer quelqu'un qui dérangeait dans un hôpital psychiatrique (+ les
anecdotes où on me disait t'est folle !, car mon moyen de survie quand
il y avait du trop plein était d'hurler dans la cour avant 6-7 ans)
puis je suis devenue dans la norme. mais quelqu'un qu'on ne pouvait pas
aimer parce que j'etais différente des autres (sous entendu que je
n'ai compris que récemment), c'est à dire on ne peut m'aimer telle que
je suis ! Je suis devenue froide et distante (émotivement) ( et c'est
ce que j'ai découvert ce WE, en point commun avec ma mère et ma grand
mère).
C'est amusant, comme j'ai également découvert suite à ce WE, que je peux
aimer quand je m'aime, je traduirais par "ça passe" par la même
"porte", ou "voie" ! Je peux reconnaître l'amour que les autres me
portent aussi (?) grâce (?) parce que (?) parce que je me crois
"aimable", je me sais .. et je peux aimer les autres car je n'ai
plus ce poids de me cacher ou de me protéger. Et comment pouvais je les
aimer, je ne savais pas ce que c'est qu'être aimée ; donc je ne pouvais
pas les aimer, (comment savoir si je suis aimée ? est ce qu'on m'aime ?
c'est quoi aimer ? et être aimée ? et je ne peux pas aimer puisque je
n'ai pas de référence, comment savoir si ce que je donne est de l'amour
ou des "carottes", et je suis sincère et "entière" en exprimant cela.
Merci aussi pour avoir
eu le rôle de l'enfant avorté, j'ai vraiment vécu combien sa place
était importante et combien il était "vivant". (et je suis concernée
par cela). Ce qui était amusant... C'est qu'aujourd'hui j'avais très
envie d'avoir un enfant non pour l'étouffer, mais pour lui donner la
joie, l'opportunité de voir le jour, de vivre, de vivre et enfin faire
vivre l'amour. J'ai vraiment ressenti combien nous avons tous besoin de
reconnaissance expression de l'amour. (c'est du moins ce que j'ai
compris), reconnu comme un être qui est là !, présent.
Nous n'avons qu'une seule vie (dans le cadre de notre connaissance
actuelle) aussi il est grand temps de faire en sorte qu'elle soit
belle, nous sommes les metteurs en scène et acteurs de notre propre vie.
Je lisais le titre d'un livre, : on gère sa vie, on ne la subit pas, à
nous de la gèrer pour qu'elle soit ce que nous souhaitons qu'elle soit
et ça demande le courage d'être soi même et se s'assumer et d'être
responsable de ce que nous faisons à nous d'y aller avec véhémence
C'est aussi cela que
m'on apporté ces constellations.

Partage d’Ana suite
à un stage en tant que représentant
et je profite de cet instant pour vous dire à toutes et à tous la
richesse que j'ai trouvée durant ce WE.
paradoxalement, cette richesse se présente sous forme d'une unité, d'une
union, communion, où chacun a gardé son identité mais s'est ouvert avec
une telle humilité, que je me plais à nommer vulnérabilité, qui pour moi
prend de plus en plus la forme d'une qualité et non plus d'une faiblesse.
être vulnérable pour apprendre à recevoir et enfin avoir la "force
tranquille" de prendre... oui, prendre humblement ce que mes parents
ont mis à ma disposition. Il devient de plus en plus évident pour moi,
que ce que mes parents m'ont donné, justement, ce que je ne voulais pas,
ce à quoi j'ai tellement résisté est ce qui a fait que j'ai développé
mes qualité d'aujourd'hui...et si j'avais reçu tout ce que je désirais ?
et si j'avais eu tout ce que je voulais ? où en serais-je aujourd'hui?
si à travers l'apprentissage de ce monde que mes parents m'ont offert,
j'ai pu apprendre tout ce que je sais, faire les expériences que j'ai
faites, alors oui, j'ai eu les plus merveilleux parents que je pouvais
avoir, exactement ceux dont j'avais besoin ! ils m'ont permis d'avoir
la richesse d'expérience et de connaissances que j'ai aujourd'hui !
et si je ne le vois pas, ce n'est pas grave, si je leur reproche encore
quoi que ce soit, je peux peut être voir que c'est le petit enfant en
moi qui est blessé et qui réclame à corps et à cris ce dont il a
besoin....
ce que je peux aussi déjà reconnaître, c'est que sans eux, je
n'existerais pas... je ne serais pas venue au monde.... et je ne
serais pas en train de partager avec vous ce soir et je n'aurais pas non
plus eu le plaisir de vous rencontrer et de partager ce que vous m'avez
offert de vivre!
Point de vue Robert
sur l’attitude à prendre lorsque nous voulons des informations sur notre
famille
Par ailleurs, quand nous
voulons obtenir des renseignements concernant notre enfance, nos
parents, nos
ancêtres..., il est bien plus efficace de se préparer à la communication
: l'envisager sans attente, sans impatience, sans jugements, sans
exigence (également sans culpabilité)... Et considérer que même un
silence est une réponse.
Notre disposition à voir (parfois assez nouvelle), notre soif de
connaissance ne devraient pas nous empêcher de comprendre la difficulté
de nos proches qui n'ont souvent pas encore eu accès à ce qui a commencé
à nous aider, à nous éclairer. Notre intention de recevoir ce qui est
utile à notre cheminement nous l'attirera, d'une façon ou d'une autre,
la confiance et l'empathie étant les "compagnons" sûrs à qui s'en
remettre.
Réponse de Christiane
Je trouve très juste ce point de vue de Robert.
Allons vers nos parents sans les culpabiliser, en cherchant à comprendre
pourquoi ils n’ont pas pu faire ou donner plus. Et allons y en tant
qu’enfants-adultes. Avec l’intention de comprendre et non de revendiquer.
Avec l’intention d’empathiser ce qui ne veut pas dire être d’accord avec
tout. Mais être avec eux pour un temps, prendre leurs points de vue afin
d’avoir d’autres points à voir. Et écouter y compris les silences.
Et puissions-nous les regarder comme ceux qui ont donné l’essentiel, la
Vie et que sans eux, nous n’existerions pas....nous ne serions pas
vivants.
La Vie coule à travers eux jusqu’à nous, depuis la nuit des temps. Et
eux mêmes ont été enfants un jour. Des enfants qui ont reproduit comme
le dit Edmée Gaubert les programmations de leur famille avec
beaucoup de ténacité, d’ardeur et d’inconscience. Derrière
chacun d’entre nous sommeillent des blessures d’arbre
généalogique et d’enfance qui n’en finissent pas de couler et qui sont
le lien secret entre toutes nos vies. Blessures qui attendent
de délivrer leurs messages lorsque nous sommes prêts à les écouter.
Écouter, comprendre et aimer et redevenir la cause
première de nous-mêmes, de notre être éternel
comme de notre être temporel...