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Beaucoup de personnes avec qui je communique sont en recherche de sens à
la souffrance, la leur et celle de leur entourage. Plusieurs connaissent
le travail extraordinaire de mon ami Claude Portais, les Chemins de la
Connaissance qui apporte des informations essentielles pour comprendre
et améliorer notre existence et réaliser notre Vraie Nature. Je vous
rappelle que notre Vraie Nature est ce que les Bouddhistes appellent
Vacuité et d’autres l’Être.
Si vous ne connaissez pas le bulletin que vous pouvez recevoir sur
simple demande, je vous donne le courriel de Claude : claude.portais@laposte.net.
Ainsi qu’un extrait d’un écrit de Claude sur l’Être. Si vous voulez
recevoir le bulletin à titre d'essai, adressez lui un courriel en notant
dans OBJET : information de la part de jenous.
En fin de courriel, vous trouverez aussi les dates et lieux de stages.
Amicalement.
Christiane
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ÊTRE
par Claude Louis
Qu’est-ce qu’un ÊTRE?
ÊTRE… est espace, vacuité et intelligence capable de traiter
l’information comme les mémoires vives des ordinateurs, mais avec
conscience… Nous sommes cette vacuité intelligente.
Exercice: Pensez quelque chose du genre il fait beau aujourd’hui et
soyez conscient que c’est Vous qui pensez mais que vous n’êtes pas cette
pensée.
ÊTRE…c’est la Conscience sans contenu mais pouvant accueillir toutes les
réalités du monde et en être conscient… nous sommes cette Conscience et
non pas le contenu de cette Conscience.
Exercice : Voyez que vous êtes conscient de votre corps, des voitures,
de votre maison (faites l’expérience avec les choses physiques ou
mentales) et prenez conscience que si vous êtes conscient de ces choses,
il faut que ces choses soient au-dedans de Vous, de Vous LA Conscience.
ÊTRE… c’est un Statique de vie, aucun mouvement, aucun temps, toujours
ICI dans le MAINTENANT, mais qui donne naissance au mouvement et au
temps et supporte l’existence de toute chose par sa force vitale.
Ce Statique de Vie n’est pas né, ne survit pas, ne peut pas mourir… mais
il est créateur des réalités du monde qui naissent, survivent et meurent
comme les voitures, les maisons, les corps… nous sommes ce Statique de
Vie et avons un corps, une maison, une voiture…
Prenez conscience que, partout où vous allez, vous avez un ICI qui est
toujours ICI… c’est le Statique de Vie… votre véritable nature.
Exercice : Regardez l’endroit où vous avez votre tête. Pour cela il
suffit de retourner votre attention sur votre tête et de la voir… et
bien sûr vous ne la voyez pas… donc regardez là où vous ne voyez pas de
tête et prenez conscience qu’il n’y a aucun mouvement…
ÊTRE… c’est aussi un créateur qui donne naissance par simple postulat
aux états d’être ou identités. Ce sont ses enfants ou ses serviteurs…
nous sommes ce créateur.
Exercice : Dites je suis une personne heureuse et laissez vous ressentir
comment on se sent quand on est une personne heureuse. Oui, vous avez la
capacité de créer votre enfer ou votre paradis… faites votre choix.
ÊTRE est notre nature fondamentale
Nous n’avons pas un Être divin en nous… nous sommes cet ÊTRE divin.
Exercice : Mettez votre attention sur une personne physique ou mentale,
amie ou ennemie, et sentez que vous êtes capable d’apprécier d’une façon
inconditionnelle cette personne… non pas forcément pour ses actes (vos
ennemis) mais pour ce qu’elle est fondamentalement… un ÊTRE… LA VIE…
l’Amour…
Il y a ceux qui disent que s’il y a des dieux,
alors chacun d'entre nous est un dieu.
Le Tao
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Constellations Familiales
LE DROIT À L’APPARTENANCE
par Christiane Perreau
Extraits de séances de constellations en rapport avec l’exclusion de
membres d’une famille
Il s’agit là de résumés où seulement l’essentiel a été gardé. Les
prénoms ont été changés pour conserver la confidentialité de ce
travail. Je rappelle que les phrases proposées doivent être ressenties
comme appartenant à la personne qui les prononce. Si une personne n’est
pas en accord avec ces phrases, elle le dit afin de trouver ce qui n’est
pas vu, conscientisé.
1er exemple : Dominique et les hommes de son
clan occultés, dénigrés
Dominique souffre d’un cancer et souhaite comprendre comment l’histoire
de ses ancêtres a pu entrer en résonance avec la sienne. Il a le
sentiment que quelque chose ne lui appartient pas et il ne voudrait pas
que cela continue avec ses enfants.
Il évoque la lignée maternelle où beaucoup d’événements se sont produits
et qui lui semblent être la source de ses difficultés. Des oncles
jumeaux morts en bas âge, un grand père maternel mort alors qu’il avait
2 ans, une arrière grand mère abusée et une mère et une grand mère
dénigrant les hommes. Le lien avec sa mère est devenu difficile ces
dernières années.
Du côté paternel il n’a pas beaucoup de faits marquants. Mais il a le
sentiment qu’il est habité par son père depuis la mort de celui-ci qui
remonte à 4 ans. Beaucoup de problèmes de santé se sont manifestés après
le décès de son père. Et il a conscience de ne pas avoir compris son
père. Et cela lui pèse, notamment depuis sa maladie.
Je l’invite à choisir quelqu’un pour lui, pour son père, et sa mère et
de les placer. Lorsqu’il se place, il est loin de son père et de sa mère
et regarde au loin avec un mouvement vers l‘extérieur comme pour
partir. Il ne se sent pas bien, opprimé et n’a pas de lien avec son
père. Une fois face à son père, il a des frissons et froid. Et il n’a
pas d’affect pour son père et a du mal à le regarder.
Je l’ invite à regarder son père et lui dire : «Papa j’aurais voulu
t’aimer autant que je l’ai fait pour Maman mais je n ‘ai pas pu, Maman
m’a fait obstacle.» À ces mots, il dit : «oh oui ça c est vrai». Les
frissons continuent et je lui propose une autre phrase: «Je vois ta
souffrance et, par amour pour toi, je voulais porter ta souffrance. (il
acquiesce). Maintenant je te laisse ta souffrance». Là, il hésite et
dit qu‘il ne peut faire cela, ce serait égoïste...il ne le sent pas.
Cela lui donne à nouveau des frissons.
Introduction du grand père paternel ce qui le soulage un peu et je lui
propose de dire à son père : «tu peux prendre appui sur ton propre
père». Il se sent alors plus léger et la phrase est possible maintenant
: «je te laisse ta souffrance, moi je ne suis qu’un enfant et c’est toi
mon père, toi le grand». Cependant il se sent le grand et non un
enfant face à son père. Il y a donc encore un pas à faire pour aller
vers la solution.
Introduction d’autres
hommes ce qui soulage Dominique : «je ne suis qu’un enfant et je prends
la vie de toi, et de ces hommes». Cette fois, il se sent l’enfant. Il a
perdu sa position de grand. Il se sent d’ailleurs de plus en plus léger,
avec un fardeau qui tombe.
Je lui demande s‘il a un
mouvement vers son père qui l’attend avec bienveillance et il répond
qu’il aimerait le prendre dans ses bras maintenant, ce qu’il n’a
jamais fait... Il se dirige vers le père et l’enlace tout en pleurant et
disant «Papa, Papa»..... Il reste un long moment ainsi puis se dégage.
Le lien entre le père et le fils est rétabli.
Je l ‘invite à se mettre
le dos contre son père et cette lignée d’hommes. Il répond : «oui, c
est ce dont j‘avais envie» ce qu’il fait et il ressent comme une force
qui vient de loin et qui le porte. Je l’invite ensuite à aller vers sa
mère. Il lui en veut. Je l‘invite à dire «je n’ai pas pu aimer Papa
comme je le voulais et je t’en veux pour cela. Maintenant je le porte
dans mon coeur et je l’aime autant que toi. Je te respecte, tu es ma
mère».
Mais il manque quelqu’un,
il y a un vide : le grand père maternel dont Dominique prend conscience.
Lorsque le grand père maternel est introduit, Dominique est soulagé. Il
dit : «c ‘est comme si des noeuds se dénouaient et l’atmosphère devient
plus fluide». Il ajoute : «oui j ai besoin aussi de cet homme, il est
important pour moi, pour que je me sente complet ; je le vois
maintenant, avant il n’existait pas. Tu es mon grand père et je te vois
maintenant. Tu fais partie de nous. Moi je suis ton petit fils et
j’aurais aimé te connaître. je te laisse ton destin. Je vais profiter de
ma vie maintenant avec toi dans mon coeur».
Dominique se sent vraiment léger et joyeux comme jamais.
Pour terminer nous
introduisons la maladie et il la regarde en lui disant : «je te
respecte, tu m’as beaucoup appris».
La maladie approuve.
Un peu plus tard Dominique dira qu’il a fait la paix avec son père et
qu’il le reconnaît maintenant en tant que père et homme. Il ajoute qu’il
prend conscience que son grand père maternel n’était pas vu et que les
hommes n’avaient ni place ni considération dans cette famille, une forme
d’exclusion. Il ajoute aussi que maintenant, il peut voir sa mère
sous un autre angle, sans haine. Il réalise qu’il portait la souffrance
de ces hommes non reconnus.
2ème exemple : Carmen et un ancêtre rejeté et
des morts non honorés
Carmen souffre de mauvaises relations avec sa famille d’origine et elle
aimerait améliorer ses communications avec celle-ci. C‘est un handicap
pour elle et elle ne se sent pas tranquille avec cette famille. Elle dit
porter beaucoup de tristesse en elle. Elle signale que son père était
alcoolique ainsi que son grand père, revenu de la guerre 39/45 très
choqué. Ce grand père est considéré comme un héros de guerre ; il est
devenu alcoolique à son retour de guerre. Du côté maternel, elle ne voit
pas d’événements majeurs mais une forme de violence.
Nous mettons en place elle, ses deux parents et le grand père paternel.
Afin que les deux hommes
se retrouvent, se reconnaissent, nous devons introduire quelqu’un qui
représente tous les morts de la guerre qu’ils soient héros, victimes ou
bourreaux. Cela permet de soulager les membres de la constellation et
Carmen n’est plus aussi attirée par son grand père paternel qu’avant. Le
père de Carmen peut regarder son propre Père qui s’avance vers les
morts et leur dit : «vous, vous êtes morts et moi je vis encore et je
vous respecte ; vous, vous savez qu’à la guerre les limites entre les
bourreaux et les héros ne sont pas aussi claires que cela, je suis un
homme ordinaire et j’ai bu pour oublier tout çà».
Les morts approuvent ce
que dit le Grand Père et ils se sentent ainsi respectés. Ils peuvent
être en paix maintenant. Cela permet au grand père paternel et au fils
de se réconcilier et libère Carmen de l’attraction qu’elle avait pour
son grand père paternel. Toutefois, la mère de Carmen n’est pas soulagée
; pour lui donner du soutien, nous introduisons sa mère, sa grand-mère,
son arrière grand mère. Cela n’apportant rien, nous introduisons une
autre aïeule et là Carmen dit : «Ah je me souviens d‘une histoire d’une
arrière arrière-grand-mère qui a jeté son mari dehors après avoir appris
qu’il avait eu un enfant avant leur mariage».
Nous introduisons le mari de cette femme qui fait alors un geste de la
main pour le balayer en disant : «il n’a rien à faire avec moi».
Lui répond : «j'aimerais bien être reconnu tout de même».
Je lui demande de regarder ce qui la trouble. Elle n’a plus la même
assurance. Elle finit par dire : j'ai agi un peu vite, sous le coup de
la colère. Cet homme se sent alors soulagé et sourit. Elle dit
gravement : «je crois que nous aurions pu continuer ensemble, j’ai pris
ma décision un peu vite. Je le regrette». Lui est de mieux en mieux, il
se détend.
Alors j’invite les femmes de sa descendance à le regarder et lui dire :
«tu fais partie de nous».
Les visages se détendent et Carmen a envie de s‘incliner devant ces
femmes et cet homme. En se relevant, elle dit qu’elle aurait envie de se
retourner vers l‘avenir. Son père et le grand père paternel viennent à
côté de la mère et Carmen appuie chacune de ses épaules sur son père et
sa mère. Elle se sent soulagée et perçoit une grande force qui vient de
sa famille, force qui la pousse en avant. Son visage est radieux.
Ces exemples montrent que l’exclusion conduit à des dynamiques comme
«je te suis», «je souffre», «je suis malade» ou «je veux mourir à ta
place». Comme le rappelle Bert Hellinger dans La maturité dans les
relations humaines, les personnes qui souffrent de maladies graves
comme un cancer, de graves accidents ou sont suicidaires, obéissent
fréquemment à la pression que suscite la fidélité au clan et le besoin
de lui appartenir. Ils répondent à une impulsion «je te suis !».
Ces comportements s’expliquent par l’illusion qu’un membre du clan peut
se substituer à un autre, assumer ses souffrances, expier un méfait pour
lui ou même mourir pour le libérer d’un destin tragique. La dynamique
qui s’y dissimule alors est «plutôt moi que toi !»
Dans ces deux exemples, nous pouvons constater que dès qu’il y a un
élément manquant, quelqu’un de plus jeune -dernièrement arrivé dans le
système- va tenter de compenser l’exclusion mais l’équilibre du système
reste bancal. En fait celui qui fait cela ajoute du malheur au malheur.
Même si son geste est fait par amour, il s’agit d un amour aveugle et
inconscient.
Par contre, dès que les exclus sont ré-introduits et reconnus, admis par
le clan, l’équilibre se dessine. Et les personnes qui avaient pris à
leur compte de rétablir l’ordre, sont libérées de cette mission.
Les constellations familiales mettent en évidence de manière rapide ces
confusions entre générations et personnes, permettant à celui qui prend
conscience de ces liens de s’en dégager.

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